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      Joseph Farrel est un dessinateur français né dans les années 1930. Depuis les années 1960, il dessine pour son plaisir des scènes de cruauté, levers de rideau sur des intérieurs bourgeois et des situations quotidiennes dans lesquels l’hypocrisie et la domination des rapports sociaux explosent.
   Dans les années 1975-2000, une dizaine d’albums ont été publiés, toujours dans le réseau underground des sex-shops, avec pour titres Obéis ! sinon…, Parfums de souffrance, Jeux cruels, Perversions, Humiliations, Les Seins torturés… L’artiste est resté toute sa vie dans ces bas-fonds obscurs, sans obtenir une quelconque reconnaissance. 

   Il se place aux antipodes d’un SM glamour qui valorise les femmes, les présentant en complices consentantes, embellies par les subtilités du bondage ou de la lingerie fétichiste.

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   En février 2017 paraît un livre au titre sobre : Farrel, première monographie à tirage limité, établie par Christophe Bier, qui rend enfin hommage à l’artiste et lève le voile sur son œuvre cohérente et fascinante, à la mine de plomb.

   Le dessinateur y déclare notamment : « Je suis dans le noir, je suis dans le sombre.  J’ai fini des dessins en pleurant. »

    Il refuse aussi tout le décorum classique qui fait du SM une fable, un jeu (le donjon gothique, les châteaux et les îles à l’abri du regard.
   Farrel préfère un quotidien sans fards et une violence débridée qui ne respecte aucune convenance et qui s’abat sans pitié sur des femmes en pleurs. Son œuvre est dérangeante car elle fait rarement appel à des situations exceptionnelles et n’est pas le résultat d’un fait-divers sordide ou d’une terrible fatalité. Les bourreaux ne sont pas des serials-killers, mais des époux, des amis de la famille, des frères et sœurs. Passé l’effarement que suscitent les situations terrifiantes, on peut y voir une satire sociale.
  

    A observer de près le détail dans la laideur, les traits caricaturaux des dominateurs et les outrances, on n’est pas loin non plus d’un art grotesque. Entre « l’art dégénéré » et « l’ero-guro-nonsensu » du Japon. Peut-être y a-t-il une part d’art brut. Plus exactement d’art brutal.

   Ses dessins originaux n’ont jamais été exposés.

 

 

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